DU SENS, DE L’IMPACT, DU LOCAL…

Trois sondages récents nous en apprennent un peu plus sur les attentes des investisseurs, plus particulièrement de celles des jeunes générations. Bien qu’elles portent sur des thèmes différents, ces études font nettement ressortir une demande forte en produits d’investissements porteurs de sens, ayant un impact positif réel sur l’environnement et la société, et utiles aux territoires que les sondés estiment délaissés par les politiques publiques et financières.

Une enquête menée par AXAIMVoices(ici) nous dit que les Français sont de plus en plus sensibles aux enjeux de développement durable. Pour eux, les enjeux environnementaux et sociaux constituent la première source de risques pour les années à venir. Ils estiment qu’ils ont un rôle à jouer et entendent le faire en orientant utilement leur épargne. 88% des personnes interrogées placent l’impact social de leurs investissements avant le gain financier (92% parmi les 16 à 34 ans). 80% s’intéressent aux solutions d’investissement responsable. 67% estiment important de prendre en compte l’impact social et environnemental dans l’évaluation d’une entreprise avant d’investir. 74% apprécient les entreprises qui ont de bonnes pratiques environnementales, sociales et de gouvernance. Ils veulent agir, mais ne donnent pas pour autant aveuglément leur confiance. Ils sont 50% à attendre des impacts annoncés qu’ils soient clairs et facilement vérifiables, et à demander une communication transparente et chiffrée.

Ces tendances générales sont plus perceptibles encore chez les jeunes. L’étude récemment publiée par le cabinet Asterès pour Neuflize_OBC (ici) nous dit qu’ils se montrent majoritairement prudents et responsables. Vaccinés par la crise financière (ils immobilisent près de la moitié de leur épargne en liquidités), ils s’impliquent personnellement dans la gestion de leur capital qu’ils veulent piloter eux-mêmes. Ils font moins de dons aux associations que leurs anciens, mais investissent plus qu’eux dans des entreprises socialement responsables. Méfiants vis-à-vis des établissements financiers, ils leur reprochent leurs tendances bureaucratiques et leur prise en compte insuffisante de l’intérêt du client. Surtout, ils sont en attente de faits et de preuves, mais aussi de transparence dans la gestion et dans le mode de rémunération de leur conseiller. « Ils demandent à la fois de la sécurité, de la rentabilité mais aussi du sens… » explique Nicolas Bouzou. Des injonctions contradictoires en apparence et que les financiers vont pourtant devoir apprendre à conjuguer s’ils veulent convaincre.

Un troisième sondage réalisé par Ipsos pour l’association Villes de France (ici) révèle que 43 % des personnes interrogées préfèrent vivre dans une ville moyenne que dans une commune rurale (35 %) ou une grande ville (22 %). Idéalement, les villes de 5.000 à 30.000 habitants, plus tranquilles (43 %), plus sûres (31 %), plus proches de la nature (26 %), et dont le cadre de vie convient aux familles comme aux seniors. Pourtant, 86 % des sondés considèrent que ces villes moyennes sont moribondes (moins de commerces, d’offres de santé, de services publics), dénonçant le décalage flagrant entre leur attrait et les moyens qui leur sont alloués. Ces villes moyennes ont besoin de plus d’ambitions et de plus de moyens financiers, ce qui demande de mobiliser leur potentiel d’épargne et d’encourager les investisseurs et les entrepreneurs à oser y prendre plus de risques…

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