PAYNAME : "BANQUE" DU MONDE COLLABORATIF ?

payname1J’ai rencontré Eric Charpentier, dirigeant fondateur de PAYNAME. Il m’a parlé de son entreprise et de sa vision de ce qu’il appelle la « banque du quotidien ». C’est encore un projet, puisque pour le moment, PAYNAME (créé en 2013) n’offre pas les services d’une banque mais ceux d’un établissement de paiement (dont il a d’ailleurs obtenu le statut en 2015). Il permet le transfert d’argent de personne à personne, le règlement d’une prestation de service à la personne, le paiement d’un achat en 3 fois sans frais entre particuliers, ou encore la création d’une cagnotte. Il assure aussi une fonction de Tiers de confiance en permettant que l’argent ne soit remis au vendeur que si les deux parties confirment que la transaction s’est correctement déroulée. Le service est également ouvert aux professionnels qui peuvent proposer ce mode de règlement sur leur site. C’est une plateforme de Cobanking…

PAYNAME fait du COBANKING. Qu’es aquò ?
C’est l’application aux services financiers des principes de la consommation collaborative qui veut être solidaire et écologique tout en s’affranchissant des circuits en acteurs traditionnels. Le cobanking aspire à donner aux gens plus de transparence, d’autonomie, de simplicité dans les échanges monétaires entre particuliers et la gestion de leurs revenus.

Tous ces services ont certes un air de déjà vu (ayons une pensée émue pour KWIXO qui ouvrait une bonne partie d’entre eux en mai 2011, peu avant PELIKAM qui hélas lui non plus n’est pas parvenu à convaincre ! ) mais ils sont proposés là de façon homogène et sur un site qui me paraît particulièrement réussi, simple et clair. La fierté légitime de l’équipe, est justement d’avoir assuré elle-même tous les développements, tout pensé, tout construit, et cela se retrouve dans la cohérence du site à laquelle, on le sait, l’utilisateur est très sensible.

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Et puis, une des forces de PAYNAME est de pousser son service de paiement sur les sites collaboratifs et ainsi, de profiter de l’essor considérable des transactions de personne à personne tout en apportant une sécurité plus forte que celle des modes de règlement traditionnels et une commodité supplémentaire avec le paiement différé ; une autre est d’apporter un service simple et utile pour le paiement des prestations de services à la personne qui elles-aussi sont en progression et pour lesquelles PAYNAME génère les reçus de paiement et se charge des formalités auprès de l’URSSAF.

Mais la révolution, la vraie, n’est pas là. Elle se prépare. Elle arrivera à l’automne. Dans quelques mois, il sera possible aux utilisateurs de disposer d’une carte de paiement adossée à leur compte. On comprend que le concept de « banque au quotidien » prend alors son sens (même si, rappelons-le, PAYNAME est établissement de paiement et pas établissement bancaire). Le paiement est en effet un acte financier quasi-quotidien, bien plus fréquent en tout cas qu’une opération d’épargne ou de crédit par exemple. Or, à partir d’un usage fréquent, on peut susciter d’autres usages moins fréquents, d’où l’intérêt de cet élargissement de services qui, par incrémentation, en amènera d’autres.

Car PAYNAME applique un principe qui m’est cher depuis longtemps, celui de la « banque incrémentale » : le client peut accéder directement à n’importe lequel des services de façon rapide et simple, et, une fois enrôlé, peut souscrire à d’autres services de façon plus rapide et plus simple encore puisque les informations déjà saisies sont naturellement partagées. L’incrémentation, qui offre au client une accessibilité d’autant plus forte que les différents services répondent d’une même ergonomie (l’utilisateur reconnaît immédiatement un environnement familier), permet de pousser de nouveaux services qui présenteront (toujours en raison de la commodité d’accès) une attractivité plus forte que ceux des concurrents.

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Hébergée aujourd’hui encore dans les locaux de « La Cantine » à Toulouse, l’équipe de PAYNAME qui compte déjà 35 personnes (et poursuit ses recrutements) rejoindra bientôt un nouveau terrain de jeu dans le cadre assez magique de Saint-Elix-le-Château. Ce choix d’un campus situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Toulouse, aux confins du Parc Naturel des Pyrénées Ariégeoises, rappelle celui des géants technos américains. Il marque en tout cas un attachement au territoire et à la qualité de vie qui renforce la dimension responsable de PAYNAME, d’autant qu’Eric Charpentier vise l’ouverture aux autres entreprises en prévoyant des espaces de Coworking, des évènements partagés, et pour les salariés, un potager partagé et des ruches… Au regard de l’exiguïté des locaux actuels, on comprend que règne dans l’équipe un sentiment d’impatience de plus en plus palpable…

UNE LEVÉE DE FONDS DE 5 MILLIONS D’EUROS en 2015…
Dès 2013, le fondateur de SeLoger.com et de Promovacances avait investi dans PAYNAME qui vient de réaliser en 2015 une nouvelle levée de Fonds dont 4 millions d’euros auprès du fonds MAIF Avenir. Les assureurs qui peinent à entrer dans la banque par les voies conventionnelles tentent d’autres chemins… 

On parle encore de PAYNAME ici :

Comment Payname réussit à proposer une solution de cagnottes 100% gratuite ?

Payname lève 5 millions d’euros et veut « éviter d’être l’alibi innovation des banques »

Payname, du cobanking à la banque en ligne collaborative

Comment la startup Payname travaille-t-elle au bonheur de ses salariés ?

3 commentaires sur “PAYNAME : "BANQUE" DU MONDE COLLABORATIF ?

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