L'INNOVATION JOYEUSE

Il y a deux sortes de grandes entreprises, celles qui ont déjà établi leurs incubateurs ou pépinières pour y chouchouter des startups, et celles qui se préparent à le faire. Comment résisteraient-elles à la fascination qu’exercent les jeunes pousses adoptant des modèles technologiques et opérationnels innovants ? Comment ne voudraient-elles pas profiter de leur médiatisation et du « coup de jeune » qu’elles peuvent apporter à leurs images souvent vieillissantes ?

Dans cette course à la modernité, nos organisations ont un comportement paradoxal. D’un côté, elles regardent les nouveaux acteurs avec des yeux de Chimène, de l’autre, elles se méfient de celles et ceux qui, dans leurs propres rangs, se permettent de « disrupter » et de pousser des idées ou des modes de fonctionnement novateurs. Tout se passe comme si l’innovation était une chose formidable, à condition qu’elle reste l’apanage des entreprises spécialisées. Il en résulte une espèce de « Chez elles, oui, mais pas chez moi ! ». Et les innovateurs internes sont priés de travailler dans la discipline et sans faire de bruit, ou mieux, de quitter les rangs au plus vite.

L'innovation joyeuse

On le sait depuis la nuit des temps, « Nul n’est prophète en son pays », et les exemples du désamour pour les innovateurs « du dedans » ne manquent pas. Pourtant, au regard des enjeux, n’est-il pas urgent de se débarrasser de ces mauvaises habitudes ? Si les grandes organisations ne savent pas mieux qu’elles ne le font mobiliser leurs propres intelligences, laisser du jeu aux fantaisistes et aux créatifs, desserrer leurs règles, décrisper leurs hiérarchies, comment disposeront-elles de l’imagination et de l’agilité nécessaires pour se maintenir durablement ?

Je propose dans un livre qui sera disponible très prochainement d’explorer ce qui nous retient d’innover joyeusement en entreprise. Comment adopter des comportements nouveaux, propices à l’expression des talents et la réussite de projets étonnants ? Il faut pour cela accepter de quitter le banc, celui de nos habitudes et de nos conformismes, et prendre de la profondeur, un peu comme le calamar géant…

5 commentaires sur “L'INNOVATION JOYEUSE

  1. Dévoré en un week end cet opus rafraichissant sur l’innovation joyeuse en entreprise. L’inertie des entreprises, l’incompréhension des hiérarchies (et leurs peurs), et une longue liste de freins … Jean Philippe nous propose de surmonter tout cela, de (re)trouver la joie d’innover, lui qui a su à de multiples reprises impulser des idées ou faciliter leur émergence et leur concrétisation.
    Bien sûr le processus d’innovation a parfois des ratés, l’auteur ne s’en cache pas, mais il rappelle que faute d’essayer on s’enferme dans l’immobilisme … et que c’est bien triste !
    Pour avoir eu la chance de bénéficier d’un « chiche » de sa part pour lancer les sites mobiles du Crédit Agricole, je ne peux que recommander non seulement la lecture aux dirigeants … mais aussi à tous !

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  2. Bonjour, extra hâte de lire votre livre ! je suis 100% sur la même ligne que vous !!! Je suis aujourd’hui auto-entrepreneur, mais j’ai été longtemps intrapreneur dans ma grande entreprise (et au prix de bcp de souffrance/conflit quand mes chefs ne comprenaient rien à l’innovation / et si heureuse quand ils me donnaient carte blanche pour innover …). J’interviendrais sur le thème : entreprendre, cette joie d’innover au prochain petit déjeuner de l’observatoire de l’immatériel. Au plaisir de vous y voir ou de se rencontrer autour d’un café sur Paris. Cordialement Maud

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