CROWDFUNDING CONFUSION

Le Gouvernement a annoncé le 14 février dernier une nouvelle réglementation qui encadre et facilite les prêts de personne à personne. L’objectif est de favoriser le recours des jeunes entreprises au financement participatif (crowdfunding = financement par la foule). Le montant pourra atteindre un million d’euros. De quoi s’agit-il ?

  • De plateformes permettant aux particuliers de prêter de l’argent à des entrepreneurs, chaque prêteur pourra alors investir jusqu’à 1.000 euros par projet, la plate-forme bénéficiant du nouveau statut qui n’exige pas de Fonds propres.
  • De crowdequity, financement en fonds propres, pour lequel le nouveau statut de « Conseil en Investissement Participatif » (CIP) dispensera les plates-formes du prospectus d’émission de titres au public au-delà de 100.000 euros et là aussi d’un capital minimum.

Il est exigé toutefois des plates-formes qu’elles soient transparentes sur les frais, sur les taux de défaillance des crédits pour les prêts, sur les risques pour le capital. Cette loi a clairement pour intention de faciliter le financement des jeunes entreprises, en particulier innovantes. Elle prend acte du formidable essor du financement participatif très lié aux usages Internet et en explosion outre-Atlantique (en 2013, 3 milliards ont été collectés dans le monde). Elle vise aussi à favoriser le partage et le financement de projets de proximité.

J’ai toujours été convaincu de l’utilité de ces services et suis moi-même un utilisateur régulier de ces plates-formes. J’ai financé des jeunes entreprises, plusieurs associations œuvrant dans les pays défavorisés (avec www.babyloan.org), et suis même coproducteur d’un long métrage. Et puis, j’utilise régulièrement www.pelikam.com pour financer des projets individuels. Donc je connais, et j’aime ! Je reconnais aussi, en tant que banquier « normal », qu’il est difficile pour un conseiller d’apprécier l’intérêt d’un projet innovant, tout simplement parce qu’il n’existe pas de références. L’anticipation du risque, qui est au cœur du métier, est alors difficile. Or, il existe des internautes qui connaissent le domaine d’activité et peuvent s’enthousiasmer pour ce projet. Tout l’intérêt du crowdfunding est de mettre en relation investisseur et entrepreneur pour permettre à ce dernier de démarrer son activité. Cet intérêt réciproque peut aussi se trouver dans le financement local, l’attachement à un terroir, à une tradition, à une cause, pouvant susciter la rencontre. A ce titre, le nouveau dispositif est complémentaire de la banque.

Il est intéressant, alors que les acteurs du crowdfunding à la française préparent leurs armes, de regarder les arguments qu’ils mettent en avant pour présenter leur service, et de voir comment celui-ci prend place dans le paysage à côté des banques. Curieusement, les messages qu’on peut lire sur les sites de ces plates-formes affichent une autre ambition. Leur promesse est plutôt sur le registre « Marre de votre banquier ? », laissant entendre que le crowdfunding serait une alternative. Cet argument est mensonger puisque ces plates-formes ne sont pas des banques et n’en assurent pas les fonctions. Mensonger aussi quand il est dit que les banques sont « frileuses », puisque les encours de crédits du Crédit agricole Pyrénées Gascogne (par exemple) ont progressé en 2013 de 3,6%. Ce qui est surprenant, c’est que certaines de ces plates-formes sont financées par des banques (un self-bashing qui frise alors le masochisme ?) ou sont dirigées par d’anciens banquiers qui ont fait leurs armes dans leur nouveau job en s’appuyant sur une banque ! Que ce positionnement commercial soit attractif peut se comprendre (tout le monde est d’accord pour taper sur la banque), mais il y aurait bien mieux à dire…

Comme souvent, il manque des éléments de compréhension. Pourquoi les banques sont-elles soumises à des exigences de Fonds propres si lourdes alors que ces nouveaux acteurs n’en ont pas besoin ? Pourquoi le banquier doit-il se soumettre à tant de vérifications sur la situation de ses clients et sur leurs capacités à  prendre des risques alors que ces sites en sont exonérés ? Tout simplement parce que la réglementation veille à la solidité des banques alors qu’elle ne voit aucun inconvénient à la défaillance d’une plate-forme participative. Et c’est bien là le sujet. Si les exigences sont moins strictes, c’est que l’opération est plus risquée pour le prêteur. La banque n’expose pas en effet ses clients sur un seul risque mais assure par sa taille et la diversité de ses interventions une mutualisation de tous les risques. C’est de ce constat que sont nées les premières Caisses locales. Avant elles, il y avait… le prêt de personne à personne !

(présentation du Crowdfunding sur babyloan.org)

16 commentaires sur “CROWDFUNDING CONFUSION

  1. Bonjour,

    Je trouve particulièrement intéressant cette approche participative responsable, presque mutualiste puisque nous y sommes..

    Selon votre expérience, depuis ce schéma de relation « porteur de projet / banque », celui-ci pourrait-il être enrichit par l’action publique territoriale? Connaissez-vous des exemples de ce type de fonctionnement?

    Cela donnerait alors un vrai levier avec l’encadrement des règles en termes de transparence, de suivi et d’évaluation pour les entrepreneurs et leurs partenaires ainsi désignés et devenus co-acteurs/ co-responsables.
    Qu’en pensez-vous?

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  2. Bonjour Denis,

    votre idée me semble à creuser.

    Il y a des nombreuses initiatives publiques pour soutenir la création territoriale, que ce soit au niveau des régions, des départements, des pays… et les porteurs de projets sont bien sûr en recherche de financements.

    Les banques sont en général engagées assez fortement dans ces dispositifs. Elles prêtent et participent au capital des sociétés de garantie.

    Il y a la place pour des mécanismes participatifs que ce soit en apport de capital ou en prêts. La logique d’appui au développement d’uns entité géographique a du sens pour les investisseurs. L’émergence de plateformes territoriales est donc très probable.

    Cordialement,
    JP

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  3. Bonjour,

    Merci pour cette vision qui donne aussi le point de vue du banquier. Je ne suis absolument pas du métier donc je me garderai bien de donner un avis technique sur le fond du sujet.

    Cependant, j’aimerai savoir pourquoi l’image du banquier reste toujours celle du frileux de service dans le cadre du financement des entreprises (en particulier dans mon domaine le numérique). J’entends cela presque tous les jours de la part d’entrepreneur qui voient leur banquier. Cela ne peut être qu’une légende urbaine, quel est le fond du problème ?

    Une illustration aussi sur l’image du Crowdfunding : Je suis allé au Ulule tour à Rennes en fin d’année dernière. L’équipe est venue présenter les fondements de l’entreprise et les scénarios de réussite pour un projet. Ils sont venus avec leur partenaire … la BNP. Vous n’imaginez pas les propos des gens de la salle sur ce partenariat … En gros, Ulule était presque accusé de tromper les « braves gens » en s’accoquinant avec un méchant banquier 🙂

    Grégory

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  4. Bonjour Grégory,

    L’anecdote que vous relatez montre bien, je crois, que la voie qui consiste à opposer banque et finance participative est pleine de chausse-trapes.

    L’image du « banquier frileux » a deux origines je crois :

    1. D’abord, celles ou ceux qui se sont vu refuser un prêt parlent beaucoup plus que ceux qui l’ont obtenu. L’effet de résonance est fort, et nourrit l’idée que « les banquiers ne prêtent pas ». C’est faux bien sûr, mais il est vrai qu’ils ne disent pas toujours « oui ».

    2. Les projets sont toujours excellents pour ceux qui les portent, pas toujours pour le banquier. Souvent, il a raison, et prête si l’entrepreneur a les moyens de supporter un scénario moins optimiste ou un mauvais passage. Parfois, il a tort, car le projet est très bon mais comme il est innovant, donc incertain, le banquier manque de références et ne prend pas le risque.

    Dans ces deux cas, il existe des sociétés de caution qui peuvent intervenir et permettre le financement malgré ces réticences.

    Il faut toujours se dire que l’intérêt du banquier est de prêter, pas de dire non. C’est la condition pour gagner sa vie et se renforcer. Mais il faut pour cela qu’il soit remboursé, bien sûr. L’appréciation du risque, donc la décision de prêter ou pas, est le cœur de son métier.

    Nous n’oublions pas que le Crédit agricole a été pendant des années accusé d’endetter les agriculteurs. Il faut aussi se le rappeler. C’est la preuve que le bon équilibre aux yeux du public est et sera toujours difficile à trouver.

    S’agissant du crowdfunding, je pense qu’il sera très utile pour financer des activités nouvelles, en rupture avec les entreprises habituelles, et qui ont du mal, c’est vrai, à convaincre les banquiers par manque de repères…

    Bien cordialement,
    JP

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  5. Les banques sont soumises à des exigences (bien trop faibles) de fonds propres parce que ce sont des banques de DÉPÔT. Les plates-formes de crowdfunding ne sont pas des banques de dépôt à qui les gens confient tout leur argent.
    Quelqu’un qui met 100€ ou 1000€ sur une plate-forme sait qu’il investi avec risque cet argent pour le financement d’un ou plusieurs projets qu’il a de plus identifiés.
    Enfin, les banques théoriquement de dépôt, depuis les années 90 spéculent sur les marchés plus qu’elles ne financent les entreprises. C’est un choix, assumé, et il ne faut pas s’étonner que de nouveaux acteurs viennent offrir aux entreprises de nouveaux modes de financement bien moins opaques et couteux, et bien plus efficaces.

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  6. Bonjour Louis,

    Je publie bien volontiers vos deux messages. Permettez-moi d’y réagir.

    – Vous avez raison sur l’explication de la non-exigence en Fonds Propres des plates-formes de financement participatif. Je n’ai pas dit le contraire. Les exigences de Fonds Propres (qui sont très élevées, pardon) correspondent à la prise de risque de la banque qui garantit en effet les dépôts. Mon propos est justement de souligner que lorsque les dépôts ne sont pas garantis, le risque est pris par l’épargnant.

    – Il est faux de dire que les banques spéculent sur les marchés plutôt qu’elles ne financent les entreprises. Les Caisses de Crédit agricole ont toujours financé les entreprises et n’ont pas spéculé sur les marchés. Nos encours de crédits à l’économie atteignent des niveaux records ces dernières années, et continuent de progresser plus vite que l’inflation (+3,6% en 2013 pour Pyrénées Gascogne)et nous n’exposons pas plus de 5% de nos Fonds Propres aux marchés d’actions. Il n’y a donc pas de « choix assumé » puisque ce choix n’a jamais été fait. Quant au Groupe dans son ensemble, regardez comment est construit le bilan, regardez comment est formé le PNB, et vous verrez que c’est bien l’activité de financement de l’économie qui constitue la quasi-totalité de notre activité.

    – Sur le lien de « que choisir », je suis au regret de dire que l’affirmation est là encore fausse, même si elle a été largement répandue dans le public. Ce n’est jamais avec l’épargne des clients que ce fait le développement international ou les activités de marché, mais avec les Fonds propres de la banque, ce qui n’est pas la même chose. L’épargne de nos clients sert à financer l’économie locale, et seulement elle, à l’exception d’une partie des Livrets A (remontée à la Caisse des Dépôts), de l’Assurance-vie (essentiellement investie en obligations publiques et actifs mobiliers et immobiliers), et OPCVM et actions (investis à la demande du client dans les véhicules de son choix). Tous les autres encours d’épargne nourrissent nos propres crédits à l’économie locale.

    Comme disait le chroniqueur, « vous n’êtes pas obligé de me croire », mais vous pouvez quand même vérifier. Tous les bilans sont publics, validés par au moins deux Commissaires aux Comptes, et croyez-moi, passés au peigne fin.

    Pour revenir au sujet, je maintiens qu’il y a beaucoup d’autres arguments pour expliquer en quoi le Crowdfunding est utile au financement d’entreprises et de particuliers…

    Cordialement
    JP

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  7. @Denis Pascal, il existe déjà de nombreux dispositifs publics pour aider au financement de projets au niveau territorial. Pour prendre part à un tel programme du côté d’Oloron, je pense que le dispositif leader est celui dont le crowdfunding pourrait devenir un complément incroyable.

    Le Leader est une enveloppe allouée à un territoire, charge aux gens de ce territoire de décider à quels projets seront affectés les fonds de l’enveloppe avec en complément un mécanisme d’appel à projet, des techniciens en support pour le montage des dossiers, une instructions des dossiers par des acteurs (entreprises, associations, élus) du territoire…

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  8. surpris de ne plus vous entendre parler de Friendsclear dont vous parliez sur votre blog, J’ai bénéficié d’un prêt par cette plateforme. La société Friendsclear à été mise en liquidation. Je n’ai pas reçu d’information. Je veux seulement dire que c’est le crédit agricole qui assure la gestion. Sans une banque, je ne sais pas comment les choses se seraient passées. Les méthodes de Friendsclear sont en tout cas peu recommandables. J’ai le sentiment que les pseudos-sauveurs ne valent pas mieux que nos banques archaïques…

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  9. Bonjour David, bonjour Jean,

    Permettez quelques explications pour compléter votre juste propos et afin que nos lecteurs apprennent l’Europe appliquée. Car beaucoup d’entre-nous découvrent encore…

    Effectivement, l’axe 4 du FEADER (Fonds Européen Agricole
    pour le Développement Rural – un des quatre fonds européens) dit LEADER (Liaison entre Actions de Développement de l’économie Rurale) est bien le levier financier à la disposition des élus d’un territoire (de 15.000 à 150.000 habitants) pour soutenir les projets agréés par le Groupe d’Action Local composé et présidé par les élus. A ce Comité, siègent le Conseil régional, le Conseil général et les services de l’Etat de la région et du département.

    Pour la nouvelle programmation 2014-2020, à la différence du précédent programme, le Conseil régional d’Aquitaine devient autorité de gestion et a notamment augmenté fortement sa participation financière pour mobiliser ses territoires.
    Cette position change considérablement la donne et les responsabilités.
    Pour cette phase, il s’agit du second pilier de la PAC (développement rural) et les régions se sont positionnées pour assumer, dès que possible, la gestion du premier pilier de la PAC, c’est à dire toutes aides aux surfaces et aux animaux notamment.

    Les élus vont prendre désormais un poids essentiel dans la donne publique et leurs responsabilités en terme d’orientation et de gestion de leur propre territoire.
    C’est pour cela qu’il conviendra, pour les très prochains nouveaux élus, de rechercher à développer des partenariats publics/privés pour élever et dimensionner les projets. La transparence et les résultats seront de mise pour tous ceux qui œuvreront autour de la même table et pour un même territoire.

    C’est pour cela qu’il nous faut des élus et des banquiers, au sens noble, qui partagent cet état d’esprit, c’est à dire au service de l’intérêt général. J’espère sincèrement que nous aurons l’occasion d’en reparler… et davantage, de réaliser.

    Cordialement. DP

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  10. Bonjour Jean-Philippe,

    je vous suis depuis 2006, et j’accueillais avec joie (non seulement) l’enthousiasme d’un banquier ‘traditionnel’ aux innovations financières (et monétaires) en particulier le crowdfunding; non seulement l’enthousiasme mais aussi la participation active avec les Tookets et Friendsclear.

    Je suis donc surpris de voir que la règlementation du secteur, qui permet aux plateforme de sortir d’un flou juridique, mais aussi de règlementer et donc structurer le secteur, ne vous enthousiasme pas.

    La banque et le crowdfunding comme vous le dite sont complémentaires mais doivent être bien distinct. La relation entre plateforme et banque, indispensable avant cette règlementation, à permis d’incuber le modèle, mais n’était pas pérenne. N’était-ce pas presque incestueux, comme on la vu sur l’échec de Friendsclear et le début de Prêt d’Union. IL est bon aujourd’hui que les plateforme puissent voler de leur propres ailes.

    Comparer les besoins en fonds propre est nul et non avenu. Il ne s’agit pas de la même activité. Lorsque je dépose mes économies au Crédit Agricole, je les confis à cette institution, quand je les prête à Mme Billaut sur Prêt d’Union, la santé financière de la plateforme m’est bien égale. Comme vous le dite, je porte le risque, mais vis à vis de Mme Billaut.

    Mon risque de contrepartie est donc fondamentalement différent. Si Prêt d’Union fait faillite, Mme Michu me reste redevable.

    Marre de mon banquier, oui car je veux reprendre le pouvoir sur mon argent. Choisir moi même l’orientation des mes investissements.

    Je suis client, et très satisfait du Crédit Agricole. J’aime l’approche de cette banque mutualiste. Elle à un rôle à jouer dans l’économie et m’a fait crédit. Pour d’autre projets, j’en appellerai peut-être à la foule plutôt qu’au banquier. De même, je place une partie de mes économies dans le système financier traditionnel et une autre dont je garde le contrôle.

    Et je suis bien content, que ces deux canaux soient proprement séparé (comme devrait l’être la banque de dépôt et la banque d’investissement).

    Permettez moi d’exprimer mon incompréhension voire ma déception face à votre revirement, vous un un visionnaire des innovation financière et pionnier de la finance participative. Je ne me l’explique que par (le relatif) échec de l’expérience Friendsclear.

    Bien corodialement,
    Aurel

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  11. Merci de vos précisions, Denis.

    Et merci Aurel de votre témoignage. Je suis d’accord avec tout.

    Je suis un défenseur inconditionnel et de la première heure des Financements Participatifs. Mon billet ne dit pas autre chose.

    Je fais seulement remarquer qu’il n’y a pas lieu d’opposer deux modèles complémentaires, mais je ne le dis sans doute pas aussi bien que vous.

    Je ne vois pas de revirement.

    Décidément, je ne pense pas être un exemple de banquier « hostile ». Il va falloir en trouver un autre ! Désolé !

    Bien cordialement,

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  12. Aurel bonjour,

    Je ne doute pas de vos compétences en matière de finances, mais permettez ma modestie en vous invitant, soit à désigner votre nouveau réseau bancaire si prometteur, cela aurait le mérite de mutualiser votre expérience, soit à vous inviter à un peu de prudence car, comme vous le savez, l’herbe est toujours bien plus verte chez le voisin… surtout dans la conjoncture mondialement stable où nous vivons aujourd’hui… les escrocs s’en donnent à cœur joie!

    Il n’est pas question de tergiverser, mais bien de comprendre ce qui doit être améliorer. Par exemple, « Renault » a annoncé qu’il allait réduire les salaires de ses cadres de 30% pour endiguer notamment l’effervescence des générateurs de « réunionites aigües » et aplanir les organigrammes afin de rappeler la nécessité de remettre tout le monde « un peu les mains dans le cambouis ». A peine pragmatique, je le trouve! juste le courage de dire et de le faire.

    Il n’y a pas que chez Renault qu’il ferait bon développer quelques aménagements, non pas pour tirer sur le pianiste! mais bien pour préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits enfants! juste leur prévoir un peu de place.

    Bien cordialement

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