REVOLUTION INDUSTRIELLE

Je fais partie des quelques privilégiés qui ont eu la chance d’assister à la conférence donnée par Jeremy Rifkin, lors des « 24 heures de l’innovation » organisées par l’ESTIA (Ecole Supérieure des Technologies Industrielles Avancées située à Bidart sur la Côte Basque). Je retiens de sa vision de la troisième révolution industrielle (titre de son ouvrage) qu’elle reposera nécessairement, comme celles qui l’ont précédée, sur une révolution énergétique et une révolution de la communication. Ce sont ces deux changements, intervenant ensemble, qui façonnent la société.

Ces deux évolutions, nous les connaissons maintenant puisqu’elles sont déjà bien établies et incontestables. C’est celle d’un coté de la production d’énergies moins consommatrices en ressources rares, je parle du photovoltaïque, de l’éolien, de l’hydroélectricité ou encore de la méthanisation, et d’un autre, de la production et de la circulation de l’information par les réseaux Internet. Dans les deux cas, la production est disséminée sur une multitude d’émetteurs, au lieu d’être centralisée, produite dans de grands centres, et distribuée par de gros réseaux. Le modèle de production et de distribution, jusqu’alors centralisé et hiérarchique, est désormais décentralisé, répartissant énergie et information à partir de mailles locales qui, reliées entre elles, constituent comme une toile.

Cette évolution est intéressante à plus d’un titre. D’abord, elle réduit l’importance des systèmes centraux pour donner plus de puissance aux entités décentralisées. Elle donne aussi plus d’importance aux territoires, zones d’échanges et de partages privilégiées. Elle responsabilise et déplace la régulation globale et le pilotage hiérarchique au profit d’une régulation plus locale. Elle privilégie les productions et activités moins consommatrices de matières premières et contribue ainsi à un meilleur respect de l’environnement. Enfin, elle crée des emplois locaux puisqu’il faut sur le territoire, au plus près des nouveaux acteurs-producteurs, concevoir, construire, maintenir,  etc.

Les banques coopératives, justement construites sur ce modèle de maillage territorial et de centres de compétences et de décision décentralisés se trouvent particulièrement bien placées pour accompagner cette nouvelle révolution. Disons qu’elles sont depuis plus de cent ans dans cette philosophie. Elles ont donc un rôle majeur à jouer pour faciliter la transition de l’ancien modèle vers le nouveau.

Pyrénées Gascogne le fait. En décidant, il y déjà cinq ans, de développer en complément et en synergie avec ses métiers de banque, assurance et immobilier, les métiers de l’énergie (grâce au partenariat avec Gleize Energie Service de Tarbes) et de l’Internet (avec Immersive Lab d’Oloron Sainte Marie), nous prenions la mesure de ces deux évolutions. En établissant un pôle d’expertise dans l’énergie, nous avons nous-même investi dans les énergies renouvelables et accompagné de nombreux clients en conseil et financements. En déployant un pôle Internet, nous avons développé de nombreuses innovations bancaires (voir ci-dessous), et permis notamment à des agriculteurs et des professionnels d’accéder à la toile et à la vente de leurs produits en ligne. Dans les deux cas, notre action a permis de multiplier le nombre de personnes accédant aux mailles d’énergie et d’Internet, donc d’accélérer le passage des acteurs de notre territoire vers cette nouvelle économie. Nous continuons !

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