BANQUE ET CRISE

Alertés par les informations sur la crise financière et la solidité des banques, certains clients nous posent des questions et s’interrogent sur la conduite à tenir et sur la protection de leurs avoirs. Voici quelques liens sur la situation du Crédit agricole : la synthèse sur parlons-patrimoine, l’interview de Jean-Paul Chifflet, Directeur général de Crédit agricole S.A. dans le Figaro, ou encore cet article des Echos… On retiendra le niveau conséquent des Fonds propres de la banque, sa capacité de résistance éprouvée lors des derniers stress-tests, sa capacité à mobiliser des financements et sa robustesse qui la place dans les 30 meilleures signatures au monde selon « Global Finance ». Voilà de quoi rassurer le plus inquiet des épargnants..

Certes, beaucoup d’Etats occidentaux devant trouver des solutions à leur endettement, l’économie devant ajouter la rigueur à l’essoufflement de sa croissance, ceci affecte bien sûr les banques. Celles-ci vivent au rythme de l’économie et leur santé s’aligne sur celle de leurs Etats et de leurs acteurs économiques. Elles ont dans ce contexte le double devoir de conforter leur capacité de résistance qui s’apprécie par leur niveau de fonds propres et de soutenir du mieux possible l’économie puisqu’elles ont un rôle majeur à jouer pour que les capacités économiques soient bien exploitées. Ce sont bien ces deux priorités qui animent notre Groupe et Pyrénées Gascogne. Notre « boulot », c’est de proposer des produits d’épargne sûrs, de collecter ainsi des ressources, et de financer les acteurs économiques de notre territoire. Le livret sociétaire illustre parfaitement cette démarche de proximité qui assure la circulation des capitaux entre épargnants et emprunteurs.

Quelques réponses aux questions que vous vous posez peut-être :

–          Comment  sortira-t-on de cette nouvelle crise ? D’abord en rassurant ceux qui nous prêtent de l’argent, et pour cela, il faut leur présenter des perspectives budgétaires équilibrées, un plan crédible de réduction de l’endettement. Ca, c’est pour les Etats. Pour les autres, les entreprises et les familles, en équilibrant mieux les évolutions de l’Epargne et de l’Emprunt, le Crédit ayant connu depuis une décennie une progression extraordinaire dont on voit maintenant qu’elle a alimenté dans beaucoup de pays des « bulles immobilières ».

–          Les frais bancaires vont-ils augmenter ? La baisse des cours de Bourse qui a affecté toutes les banques n’influence pas les relations commerciales entre les banques et leurs clients.

–          Les taux des crédits vont-ils augmenter ? Il y a un risque réel de voir augmenter les taux des crédits puisque les banques se refinancent plus cher quand il y a des tensions sur les marchés des capitaux. Cette augmentation sera répercutée sur les taux clients.

–          L’accès au crédit sera-t-il limité ? Les banques sont limitées réglementairement par les exigences de solvabilité (« Bâle III ») et par leurs capacités en ressources. La situation actuelle de durcissement des contraintes légales et de rareté de capitaux peut conduire certaines à arbitrer entre activités. Le Crédit agricole considère le financement des acteurs économiques de ses territoires comme son tout premier métier et assurera complètement cette mission. Ce sera particulièrement le cas pour le financement de l’immobilier, fondamental pour beaucoup de familles et d’entreprises.

–          Les avoirs des particuliers sont-ils en danger ? Aucun observateur, même des plus pessimistes quant à la profondeur et la durée de cette crise, n’envisage cette hypothèse qui suppose la faillite d’une banque. C’est toutefois l’occasion de rappeler que des mécanismes de protection des épargnants garantissent leurs dépôts en cas de défaillance. Cette garantie n’est pas valable pour les produits boursiers (dont le capital est soumis aux cours des Bourses) mais fait des PEL, Livrets, DAT, des produits sans risque.

–          Les contrats d’Assurance-vie seront-ils affectés ? S’agissant de PREDICA, l’exposition aux dettes publiques des pays sensibles est faible (3,4%), et des provisions ont été constituées au fil du temps permettant de faire face à un risque d’impayé : le capital placé est donc protégé et le rendement de ces produits préservé.

Alors, pourquoi ce climat de peur ? Parce que les marchés doutent. Après avoir fait preuve d’un excès d’optimisme passée la crise des subprimes, ils sont aujourd’hui obstinément pessimistes. La situation des dettes publiques n’est pourtant pas un scoop de l’été, pas plus que la mollesse de la croissance des PIB occidentaux. Pourquoi les valeurs bancaires sont-elles particulièrement attaquées ? Il me semble que cet excès de défiance est à mettre sur le compte de l’opacité du cadre d’exercice du métier. Que vont décider les Etats, européens notamment, quant au traitement de leurs dettes ? Quant aux règlementations bancaires ? Quant aux normes prudentielles applicables aux banques ? Quant à la taxation de ces établissements ? Il est urgent de faire clair car, c’est bien connu, les investisseurs n’aiment pas les incertitudes, et quand ils doutent, ils secouent beaucoup plus que les salles de marchés. La preuve…

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