Prix de la stratégie d'entreprise

J’ai participé cette semaine à la remise du « Prix de la stratégie d’entreprise ». Au-delà de la partie « remise des prix », toujours festive et un peu convenue, ce fut l’occasion d’écouter des entrepreneurs expliquer les raisons de leurs succès. Le leitmotiv de leurs témoignages peut se résumer à quelques principes :

– Il ne suffit pas d’avoir une bonne, une excellente idée. Il faut beaucoup travailler pour la rendre réaliste et rester à l’écoute et modeste dans cette période d’incubation.

– Rien ne sert d’aller à l’international si on n’a pas prouvé d’abord son excellence chez soi. Toujours, toujours, soigner son premier marché et son premier métier.

– Il faut faire simple, toujours simple, plus simple encore, ce qui est bien sûr très compliqué.

– A l’étranger, toujours s’appuyer sur des personnes qui connaissent bien la culture locale. Des  partenariats d’abord, puis des filiales, avant de penser à des acquisitions.

–  Comme tôt ou tard, on se trouve dans un cul-de-sac stratégique, il faut sentir tourner le vent, vendre son affaire ou changer de cap.

– Internet s’adresse au monde entier, mais on ne parle pas au client allemand, japonais ou italien comme à l’américain. Il ne suffit pas de traduire dans une langue parfaite.

– Et pour étudier un marché, privilégier l’approche pragmatique : quelques clics suffisent à peser la concurrence et le marché et vérifier la rentabilité de son investissement.

Ces quatre heures de témoignages de dirigeants performants venus de secteurs aussi différents que les services informatiques, l’industrie plastique, le bâtiment ou la restauration m’ont convaincu : ces principes doivent être aussi universels que fondamentaux.

Il n’y avait aucune banque dans cet univers. Si, une, coopérative et mutualiste, Pyrénées Gascogne. Je m’attendais à ce qu’on lui décerne le Prix de l’impertinence, mais il n’était pas prévu. « Vous êtes sans doute là pour faire de la prospection » me demande un participant. Une banque serait une entreprise ? Elle construirait une stratégie ? Elle développerait de nouveaux métiers ? Un banquier pourrait être entrepreneur ? Cela se saurait !

J’ai pu en tout cas féliciter les dirigeants d’Abrisud, une entreprise du Gers qui a reçu dans sa catégorie un premier prix largement mérité ! Bravo encore !

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