Assemblées mutualistes : vif regain d'intérêt !

pau-agSurprise ! Nos Assemblées générales cette année font le plein (ici, celle de PAU ce vendredi). Les jours passent et le constat s’impose : plus de participants et plus de jeunes que l’année dernière. Vous me direz qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, mais le signe est là, et il est fort. Tant mieux !

Les citoyens, et parmi eux les sociétaires, qui dans la période noire de la crise financière n’avaient pas de mot assez dur pour critiquer la banque en général et les égarements des mutualistes, font, semble-t-il, la part des choses. L’idée fait son chemin que toutes les critiques n’étaient pas justes et que toutes les banques ne méritaient pas le même sac. Voilà en tout cas le sentiment que je perçois dans la tonalité de ces Assemblées 2010…

C’est que les faits sont là, têtus. Par exemple, Pyrénées Gascogne a vu augmenter de 5% ses encours de crédits en 2009. Pendant des mois, chacun pourtant a pu entendre que « la distribution du crédit était tarie », que « les banquiers ne prêtaient plus ». 5% de progression ! Et bien sûr par le financement de l’économie réelle, seulement elle, et de l’économie d’ici, en Pyrénées Gascogne. 5% malgré les remboursements des crédits en cours. La vérité s’impose : nous avons toujours fait notre métier de financeur local.

Et il y a d’autres faits. La Carte sociétaire qui sert le territoire, les informations sur le mutualisme, sur ce site, sur celui de « Mutualistes et durables », et surtout sur les autres qui parlent patrimoine, entreprises, agriculture, jeunes ou encore vie de l’agence et de la commune… Le grand mouvement que nous avons engagé pour faire en sorte que nos valeurs, nos convictions se voient dans nos conseils, nos solutions, notre façon de faire notre métier a fait du chemin. Il interpelle chacune et chacun dans la banque. Et, même s’il faut du temps pour dissiper le doute (« Penses-tu, c’est du marketing ! ») et constater des preuves durables, les clients perçoivent que leur  banquier, leur banque, changent… Merci à eux!

Vous trouvez que je prends mes désirs pour des réalités ? C’est vrai que certains me traitent de « rousseauiste » ou « doux rêveur ». J’attache pourtant la plus grande importance à la réalité des chiffres et à la rigueur des observations. Mais pourquoi la méthode et la rationalité empêcheraient-elles de croire au progrès humain et d’y contribuer là où on est, là où on bosse ? Ne peut-on pas faire bien son métier tout en cherchant à rendre la banque plus proche de ses clients, plus respectueuse de leurs intérêts, plus ouverte aux évolutions du monde ? D’ailleurs, quand la banque est coopérative, ce que certains appellent un travers est-il autre chose qu’un devoir ?

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