Le mutualisme, nouveau modèle bancaire ?

mutualismeJe découvre avec joie un article publié sur le site de AGORAVOX et intitulé : « Le mutualisme bancaire : vers un nouveau modèle bancaire ?« . Voici un extrait de cet article écrit par Pascal de Lima, économiste en chef au sein d’Altran Financial Services et enseignant à Sciences-po :

« Si les marchés financiers sont actuellement mal perçus dans une atmosphère de cassage de banquiers, comment convaincre les clients d’épargner ? Il faut proposer un nouveau modèle de proximité : des banques locales et des produits d’investissement fondés sur des tissus locaux d’activité via le développement durable. En effet, « votre épargne aide à maintenir l’emploi autour de vous » ! Il faut également envisager la création d’entreprises innovantes permettant de bénéficier d’aide à l’investissement en PME et dans les technologies nouvelles et la R&D. L’idée principale c’est qu’une banque mutualiste, au lieu d’appartenir à des Rockefeller en haut de forme avec cigare, est détenue par ses membres… »

Au même moment, l’excellent site http://www.parlons-patrimoine.com publie une note très complète écrite par Florence Touya, sur « L’investissement socialement responsable ». Au moment où l’on voit exploser les fonds d’investissements islamiques, respectueux de règles religieuses, il est intéressant de noter que les initiatives se multiplient aussi pour proposer aux clients des banques des produits « socialement responsables », respectueux de l’avenir ou garants de la moralité de l’activité économique des destinataires des fonds :

« Deux approches peuvent motiver l’investissement dans des fonds socialement responsables. La première procède de l’idée selon laquelle une entreprise qui non seulement offre un traitement plus favorable des différentes parties prenantes mais est en outre mieux préparée aux changements de paradigme environnemental et social, favorise un cadre propice à une meilleure productivité et détiendra un avantage compétitif sur ses concurrents qui lui permettra de créer de la valeur. La seconde, d’orientation davantage altruiste, considère que les entreprises ne prennent pas en compte l’ensemble des impacts produits par leurs actes et que des effets négatifs peuvent être subis, en particulier par les générations futures, que les pouvoirs publics ne parviennent pas toujours à enrayer (exemple de certaines pollutions). Ainsi, en choisissant de ne pas allouer de fonds dans des projets n’étant pas identifiés comme socialement responsables, le coût du capital des sociétés en question est renchéri et les entreprises sont progressivement incitées à prendre en compte dans leurs décisions ces dimensions éthiques et environnementales. »

Je trouve aussi mention du mutualisme dans une intéressante note publiée sur le site d’Alain Gavand et parlant du « divorce » entre les salariés et leur entreprise. Là encore, il transparait d’un sondage réalisé pour ALTEDIA par TNS Sofres auprès de 1005 salariés en octobre 2009 un fort désir de voir des valeurs de coopération émerger d’un monde ressenti comme trop libéral et inéquitable.

« Intéressante aussi, la perception de mots-clés ou « valeurs » liés à l’entreprise. Comme on s’y attendait, « mondialisation » ramasse le plus mauvais score (73% d’opinions négatives) ; mais également « capitalisme » (72%). Tandis qu’à l’inverse, les notions de « partage », « solidarité » et « mutualisme » évoluent vers les 80% d’opinions positives. Quoi de plus logique pour ces dernières… »

A la lecture de ces publications, je me dis qu’il y a là quelques solides vitamines pour affronter les ricanements de ceux qui ne voient dans les défenseurs des valeurs mutualistes que de « doux rêveurs » ou des « utopistes ».  Le fait est que le monde change et que de plus en plus de gens comprennent que notre avenir dépend pour beaucoup de notre capacité collective à organiser l’activité économique en écoutant et en respectant davantage les personnes…

Un commentaire sur “Le mutualisme, nouveau modèle bancaire ?

  1. Bonjour,
    je veux croire que le modèle de l’entreprise au service de l’homme et où règnent les valeurs humaines s’imposera. Pendant longtemps j’ai été impliqué au sein du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (CJD) ou j’ai « milité » dans ce sens en développant la notion de Performance Globale. Ce modèle choque de moins en moins!
    Lain Gavand
    alaingavand.typepad.com

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