« Perspectives Mutualistes » à Orléans, 4° édition…

François ThibaultDepuis le premier colloque « Perspectives mutualistes » organisé à Pau en décembre 2006, des Caisses de Crédit agricole reprennent chaque année le flambeau pour réunir autour du thème de la coopération des acteurs venus de différents horizons de la société. En 2007, c’était à Angers avec la participation de Madame Lagarde, Ministre de l’économie et des finances, en 2008 à Reims, avec Luc Ferry. Ce 8 décembre 2009, c’est Orléans qui accueillait le colloque…

François Thibault, Président de la Caisse Centre Loire et les organisateurs avaient mis haut la barre en choisissant pour thème «L’engagement», avec, en sous-titre, une conviction : «On a tous un rôle à jouer !». Une table ronde réunissait des acteurs engagés dans la vie locale: Maire d’une commune, Présidents d’associations, Femme politique (Nicole Fontaine), Présidente de Caisse locale de Crédit agricole. Un point commun dans la trajectoire individuelle de chacun : une rencontre qui a marqué leur vie et les a encouragés à aller au-delà de ce qu’ils avaient envisagé. Patrick Doutreligne par exemple, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, a parlé de ses premiers pas aux cotés du fondateur d’Emmaüs et des enseignements qu’il en a retenu :

Un jour, comme nous inaugurions un bâtiment tout neuf destiné à loger des sans-abris, l’Abbé pierre qui paraissait heureux de cette réalisation, se baisse, ramasse une pierre et la jette contre une des vitres devant l’assistance médusée. La vitre vole en éclat. « C’est pour que ceux qui étaient dehors et qui auront maintenant un toit continuent d’entendre ceux qui n’en ont pas… »

Et le lien avec le mutualisme ? Certains participants ont regretté qu’il n’apparaisse pas plus… et pourtant !  Le mutualisme ne fonctionne que si les clients s’en servent, donnent leur avis sur les services de la banque, se sentent concernés par ses choix et ses évolutions. Il faut pour cela des administrateurs, donc des sociétaires qui acceptent de prendre sur leur temps pour faire « tourner la machine », qui s’investissent pour comprendre les enjeux de la banque et les attentes des clients, qui soient à la fois pédagogues, médiateurs, porte-voix, un peu les trois. La coopération ne fonctionne qu’avec cet engagement des acteurs de terrain, de la base, de « tous les jours ».

C’est dans cette veine que Jean-Marie Sander, Président de la Fédération nationale du Crédit agricole, exprimait des convictions fortes sur l’action utile de la banque mutualiste. Car c’est bien sur des utilités reconnues que cet engagement se fera et que les nouvelles générations ne seront pas tentées de « refuser l’héritage » mais choisiront au contraire de le faire prospérer. Pierre Derajinski, Directeur général de Centre-Loire rappelait que le premier engagement, c’était bien celui de la banque sur son territoire, un engagement d’entreprise qui prend son sens et sa force dans l’engagement de tous les acteurs…

L’année prochaine, ce sera en Bretagne !

Plus d’infos sur www.cyberstère.com

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Un commentaire sur “« Perspectives Mutualistes » à Orléans, 4° édition…

  1. La problématique de l’engagement est la même dans les entreprises coopératives et dans les structures collectives dites à but non directement lucratif (assoc, syndicats , patris politiques…)= mêmes ressorts , mêmes défis.

    L’engagement des acteurs de terrain est indissociable de l’utilité collective spécifique de la structure collective et en particulier de la coopérative : sans grand dessein , pas d’engagement (pourquoi m’engager si d’autres entreprises du marché apportent la même chose ? ) et faute d’engagement et donc d’aiguillon rappelant les finalités de la structure collective,la banalisation fera son œuvre.

    L’engagement dans la durée est forcément rationnel :il suppose pour celui qui s’engage de percevoir plus ‘’ d’avantages’’ que ‘’d’inconvénients’’ à son engagement ; compte tenu de la nécessité d’avoir un engagement renforcé pour assurer la pérennité du modèle , il est du devoir des dirigeants des entreprises coopératives de se soucier de faire pencher les plateaux de la balance du bon coté = renforcer les avantages et réduire les inconvénients ; faute de ce réalisme , on risque de passer à coté du sujet (attention à ne pas trop idéaliser l’engagement : tout le monde ne s’appelle pas l’Abbé PIERRE ou sœur EMMANELLE !!)

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