On a marché sur la Lune

On vient de célébrer le quarantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune. Outre la dimension sentimentale et sans doute un peu nostalgique de l’événement pour ceux qui font partie des générations qui ont vécu ce 21 juillet 1969 en direct, « scotchés » devant un téléviseur ou à l’écoute d’un poste de radio, il faut bien reconnaître que les années qui ont passé depuis rendent l’exploit encore plus extraordinaire.

On a en effet du mal à imaginer, compte tenu des progrès technologiques accomplis au cours de ces quarante dernières années notamment dans le domaine de l’électronique et de l’informatique, comment il a été possible d’emmener des hommes sur la lune, avec un ordinateur embarqué dont la puissance était, paraît-il, comparable à celle d’un vulgaire téléphone portable d’aujourd’hui.

Au-delà de l’exploit scientifique et technologique, cet événement a également constitué un défi humain extraordinaire qui a mobilisé des milliers d’hommes et de femmes pour tenir l’engagement pris par le Président Kennedy, devant le Congrès américain en 1961, d’envoyer un américain sur la Lune avant la fin de la décennie. Certes, si le projet était enthousiasmant, il n’était pas sans arrière-pensées de rivalité américano-soviétique, sur fond de guerre froide. Il s’agissait bien pour les Etats-Unis de prendre une revanche sur la percée réalisée par l’URSS lors de l’envoi du premier homme dans l’espace.

Quid de tels projets aujourd’hui ? On parle d’un retour sur la Lune dans le cadre d’une station permanente, dans le but de préparer l’homme, dans plusieurs décennies, à conquérir la planète Mars. Ces projets, compte tenu des sommes à y investir, seront sans doute largement différés dans le temps. La crise est passée par là et d’autres priorités sont à l’ordre du jour, notamment le défi environnemental et démographique, qui relègue la conquête spatiale au rang des enjeux de second ordre, voire inutiles. En 1492, l’exploit de Christophe Colomb était sans doute apparu également aux yeux d’une majorité comme inutile et sans intérêt.

Et pourtant, c’est en se dépassant et en relevant des défis a priori impossibles que l’homme se révèle, progresse et s’épanouit et ce dans tous les domaines : scientifique, artistique, sportif,…

Conduits de façon coopérative à l’échelle internationale, de tels projets sont sans doute susceptibles de fédérer les énergies et les hommes de cette « bonne vieille Terre » avec des retombées positives au point de vue scientifique, en matière d’innovation, ainsi qu’au plan économique.

«A force de croire en ses rêves, l’homme en fait une réalité.» Georges REMI (alias Hergé)

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