La banque ne va pas si mal, merci !

«Mais pourquoi ne communique-t-on pas pour dire que nous allons bien ?». Cet appel, je l’ai entendu vendredi d’une collègue lors d’une réunion des équipes du Crédit agricole à Monein. J’ai répondu que le simple fait de donner un communiqué médical laisse entendre qu’on est malade… mais à la réflexion, il est utile de lever les quiproquos sur la situation des banques en général et de la nôtre en particulier. D’autant que cette semaine encore, des chefs d’entreprises me demandaient si nous prêtions encore, «vu votre situation», et un journaliste commençait ses questions par : «Puisque les banques sont dans le rouge…». Là je dis «STOP !», faisons clair !

1. Le Crédit agricole n’est pas rouge mais vert, encore et toujours ! Il a publié en 2007 comme au premier semestre 2008 des résultats bénéficiaires. Certes, il subit la crise financière, mais cette crise affecte essentiellement un métier, et dans ce métier, une activité précise, celle des dérivés des subprimes américains. Tous les autres métiers vont bien, et si les banques spécialisées se trouvent en situation préoccupante, ce n’est pas le cas des généralistes comme nous. Le Crédit agricole Pyrénées Gascogne n’a pas de subprime dans son bilan, publie un résultat nettement bénéficiaire, et continue de renforcer ses fonds propres. Nous sommes plus solides encore qu’avant la crise et donc capables de répondre à toutes les attentes de nos clients en leur garantissant la plus totale sécurité pour leurs opérations et leur épargne. Il ne faut pas tout mélanger !

2. La banque ne se trouve pas contrainte de réduire ses concours à l’économie par manque de ressources ! Ne renversons pas l’ordre des choses : c’est la crise économique qui a provoqué la chute des prix immobiliers aux USA et entraîné les déconvenues des banques, pas le contraire. Nous sommes toujours désireux de prêter et avons tous les moyens de le faire. Si le crédit au logement s’essouffle, ce n’est pas du fait des banques mais de la baisse de la demande et de la solvabilité des ménages : le niveau d’endettement moyen s’est accru au cours des années d’euphorie immobilière, les candidats à l’emprunt sont donc moins nombreux ; ceux qui ont un projet attendent de voir comment évoluent les prix ; eh puis, et c’est rassurant, les clients comme leur banque se montrent plus prudents au moment où l’économie ralentit.

Le monde change, accélère, ralentit, s’enflamme ou se fait peur… nous, nous continuons la mission commencée il y’a plus de cent ans : apporter partout, au plus près des gens, les services financiers dont ils ont besoin. S’ils investissent, nous prêtons. S’ils épargnent, nous sécurisons. S’ils redoutent, nous assurons. Nous vivons les mêmes rues, les mêmes temps, les mêmes crises, et en plus, on se dit les choses…

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