Le Familistère de Guise

En cette période de fin d’été et de retour de vacances, il n’est peut-être pas trop tard pour faire un peu de tourisme industriel et culturel, teinté d’une pointe de mutualisme.

Arrêtons-nous sur un site, le Familistère de Guise, actuellement en cours de rénovation. Cette cité ouvrière a marqué la fin du XIXème siècle comme étant une mise en application des idées développées notamment par Charles Fourrier sur le « coopérativisme » et le mutualisme.

L’utopie de créer une cité idéale va être concrétisée par Jean-Baptiste GODIN. Tout d’abord serrurier, il prend la mesure de la misère du monde ouvrier de l’époque en faisant son tour de France de Compagnon. Devenu industriel, à la tête d’une entreprise de fabrications de poêles de chauffage, il décide de mettre en application ses idées progressistes en faisant construire à partir de 1859, un « Palais Social », à proximité de son usine avec une capacité d’hébergement d’environ 2000 personnes pour ses ouvriers, ses cadres et GODIN lui-même.

Le Familistère est un modèle d’hygiène et de confort pour l’époque. Trois grands pavillons sont organisés autour de vastes cours abritées par des verrières. L’eau courante, les sanitaires et des vide-ordures équipent chaque étage. Les équipements permettent aux occupants de vivre en totale autonomie : des économats pour s’approvisionner, une buanderie, une crèche et une école pour les enfants. Au plan culturel et sportif, le Familistère est doté d’un théâtre et d’une piscine. Selon les principes de fonctionnement des coopératives, chaque ouvrier est en partie propriétaire. Pour GODIN, le projet économique allait de pair avec le projet social et il a réussi à faire d’une utopie, une réalité.

Bien sûr à notre époque, un tel projet peut faire sourire. On imagine mal désormais de vivre en collectivité de cette manière. Ce qui frappe, en revanche, c’est la volonté de GODIN de concrétiser son idéal. Concrétisation fondée sur quelques principes simples : mettre l’économie au service de l’homme, tirer tous les bénéfices du progrès pour le bien-être humain, assurer le développement des hommes au plan culturel et garantir leur santé par une bonne hygiène de vie, mettre en commun des moyens pour un développement économique local, égalité des sociétaires entre eux pour les prises de décisions.

Bref, une série de principes fondateurs qui trouvent encore tout leur sens dans le mutualisme moderne.

Pour découvrir, à distance, le Familistère de Guise : http://www.familistere.com/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s