Soigner la Croissance…

Nous savons déjà que les appels à réformer, dans un pays qui «reste très largement une société de connivence et de privilèges», et à reconnaître que «l’avenir de l’emploi n’est plus dans la fonction publique, ni celui des entreprises dans les subventions» inspireront le fameux rapport sur la croissance que Jacques Attali portera « en primeur » 😉 ce mercredi à l’Elysée.
Renforcer l’enseignement et la recherche, fluidifier le marché du travail, améliorer la compétitivité des entreprises, favoriser la construction de nouveaux logements, simplifier l’organisation de l’Etat et des services publics, … beaucoup des médications de la commission nous paraissent déjà familières. Mais après tout, comment juger de l’efficacité d’un traitement auquel nous ne nous sommes jamais vraiment ni durablement tenus ? Acceptons de nous le dire, sinon les nouvelles potions préconisant la libéralisation des professions réglementées, la suppression des départements ou la relance de l’immigration n’auront aucune chance de rejoindre un jour notre pharmacopée nationale.
Fidèle à ses convictions, Jacques Attali appuie sur la formation et le savoir par l’informatique, le développement du numérique, le haut débit pour tous, les campus virtuels… Il préconise aussi la croissance par l’écologie avec la création de villes nouvelles et propres. Voilà des thèmes importants, qui rejoignent des convictions souvent mises en avant ici et dans nos priorités d’entreprise. Mais il me semble que la commission est vraiment au cœur de son sujet lorsqu’elle aborde la création et la croissance des entreprises, car c’est là que réside la performance de notre moteur économique. Or le bilan n’est pas réjouissant, alors même que les remèdes, connus de longue date, n’ont pas l’air si amer que cela !
Sur 2,7 millions d’entreprises, 95% ont moins de 20 salariés, un handicap pour affronter la concurrence mondiale. Et pour la énième fois reviennent sur l’ordonnance les appels à simplifier les actes de création, d’administration, de comptabilité, de fiscalité, d’emploi. On retrouve la proposition de «réduire à un mois les délais de paiement après la livraison», question qui a déjà donné lieu à préconisations et à la création d’un Observatoire national présidé par Jean-Paul Betbeze, l’économiste bigourdan. L’enjeu (accroître de 10% le résultat des PME) justifie que le législatif légifère, que les débiteurs s’exécutent, et que les banques mettent en place les accompagnements efficaces. Nous travaillons d’ailleurs à ces mesures depuis plusieurs mois pour simplifier à nos clients la création, la capitalisation, la transmission, la croissance, convaincus que notre mission première est de tout faire pour que ne se perde aucune initiative économique favorable à notre territoire.

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