Parfum de doute…

Les commentaires ne vont pas manquer sur les faits marquants de 2007. Sans doute seront-ils fournis et intéressants, puisque le XV de France n’a pas gagné sa coupe ! Reste que, comme toujours, les changements les plus importants sont lents dans leur évolution, travaillent les choses en profondeur, et ne sont donc pas immédiatement visibles et commentés. Il nous semble pourtant que le monde est en train de tourner une page importante, contraint qu’il est de changer de regard sur la mondialisation. Car il y a comme un doute…Doute sur la croissance, sur l’accès à l’énergie, sur l’environnement, sur la solidité de nos économies et de nos entreprises. Doute sur la mondialisation. Chacun voit bien que la crise immobilière américaine affecte la planète par contagion, que le terrorisme passe les frontières, et que les pandémies, conflits et crises sont plus visibles que les bénéfices humains. La question se pose alors : la mondialisation est-elle un progrès ou un risque ?

Doutes sur la paix. Sans être l’année d’une nouvelle guerre, ni d’une fin de guerre, 2007 est l’année des enlisements, en Afghanistan, en Irak, en Iran, au Pakistan, au Liban, au Soudan, ailleurs. L’impression d’un monde qui patine parce que les vieilles recettes ne marchent plus et parce que la puissance américaine, qui a toujours les moyens de la domination, n’a plus toute la légitimité pour l’exercer…

Ce qui est sûr, c’est que les pays du Sud apportent désormais plus de la moitié de la production mondiale, qu’ils disposent de capitaux énormes ; là, pas de doute. Aucun doute sur leur «force de frappe» : La Chine dispose déjà de 2.500 milliards de fonds étatiques et pourrait compter en 2015 sur 12.000 milliards selon Morgan Stanley… Pendant ce temps, les américains sont en déficit de 800 millions par an, et les français, d’environ 40. Ca change la donne !


Alors ? Alors, la tentation va être forte de revenir en arrière… Nouvelles frontières aux capitaux, aux hommes, aux idées. Protéger. En utilisant de bons prétextes : respect de l’environnement, droits de l’homme, sécurité, autres ? Nous, organisations coopératives, avons toujours dit qu’il fallait penser global et local, conjuguer mondialisation et territoire, sans excès ni d’un coté, ni de l’autre. Nous ne changeons pas d’avis. Mais nos sociétés ont plus que jamais besoin de repères et de principes, de clarté. C’est hélas la confusion qui semble l’emporter dans beaucoup de domaines…

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