Le pire n'est pas certain

L’été 2007 a vu exploser une crise financière inédite, dont nous avons déjà parlé ici. Crise des prêts immobiliers américains, puis crise de confiance, puis crise de liquidité sur les marchés interbancaires, puis crise des banques elles-mêmes dont on voit les cours boursiers fortement affectés. Des voix se sont élevées pour dire que les pertes finales sur ces fameux crédits immobiliers à risque (subprime), seraient au final faibles puisque leurs encours sont limités. Mais force est de constater qu’au-delà de ces créances, ce sont les marchés d’options sur ces crédits, de titrisation (cession des crédits à un autre établissement), de LBO (achat de société avec effet de levier) ou encore les fusions-acquisitions qui pâtissent de la crise. Et cela fait finalement beaucoup de valeur détruite. La question se pose de savoir maintenant à quels domaines l’épidémie peut encore s’étendre ?

On perçoit depuis quelques semaines un resserrement des conditions d’accès au crédit pour les grandes entreprises, les banques anticipant une persistance de la pénurie en ressources. La sélectivité est de plus en plus de rigueur tant la matière première (la liquidité) reste rare donc chère. Les prêts habitat, les fusions-acquisitions, les LBO devraient être les premiers à souffrir de ce resserrement du crédit, en raison du relèvement des marges sur prêts et d’une exigence plus forte en matière d’apport personnel.

En France, où nous sommes peu exposés aux risques subprime, où les banques ont évité les excès dans l’octroi des prêts (contrairement à leurs cousines américaines) et ont peu de choses à corriger dans leur politique de crédit, les effets de la crise devraient rester mineurs.

2 commentaires sur “Le pire n'est pas certain

  1. Vous dites que la France est peu exposé par le subprime et que les effets de la crise devrait rester mineur, alors comment expliquez vous que les valeurs bancaires françises ont perdu plus de 15% en 1 mois ???

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  2. Très bonne remarque… Je parlais des effets sur la distribution du crédit et de l’action des banques sur le marché français. Je ne parlais pas des effets sur la valorisation boursière de ces banques, déjà amplement constatés d’ailleurs. Leurs actifs connaissent bien une dévalorisation liée aux marchés d’options, de créances titrisées et de capitaux ce qui bien sûr les affecte. Bien cordialement.

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