Baril à 100 $, Euro à 1,50 ?

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. L’indice phare de Paris, le CAC, qui perdait du terrain depuis lundi, a regagné aujourd’hui 1,50%. Le moral des investisseurs, décidément bien indécis, frôlait ce jeudi l’euphorie. Et pourtant…

Pourtant, le ralentissement de la croissance se précise en Europe. La crise immobilière aux Etats-Unis « bouge » encore et continue d’inquiéter ici où là dans le monde. Les taux d’intérêt poursuivent leur augmentation au niveau mondial tandis que le prix de l’Euro pèse sur les exportateurs européens. Le moral des chefs d’entreprise est assez logiquement en recul en octobre en France, en Allemagne, en Belgique… toutes les mesures le confirment. Au total, les analystes nous disent que les indicateurs de l’économie européenne déclinent encore et pour le quatrième mois consécutif.

Sans rien nier des tous ces constats, le Commissaire européen aux affaires économiques, Monsieur Joaquin Almunia, vient d’annoncer ce jeudi qu’à ses yeux, les « fondamentaux économiques » en Europe « restent bons ». Nous sommes en droit de nous interroger devant cet aveu d’optimisme, d’évidence partagé par les investisseurs. Mais de quels fondamentaux parle-t-on ? Et si d’aventure les dits investisseurs avaient pris pour secondaire un indicateur fondamental, ne pourraient-ils pas s’en trouver fondamentalement déçus ?

Après tout, le baril de pétrole n’est encore qu’a 87, et l’Euro à 1,43 dollars… donc tout ne va pas si mal puisque ce pourrait être pire…

Un commentaire sur “Baril à 100 $, Euro à 1,50 ?

  1. Malgré les chiffres rien de bien nouveau… Dans ce flot d’informations empiriques, même le Financial Times (de plus en plus gratuit, lui aussi, sur internet) s’attache à nous démontrer que les 100 $ resteront bien inférieurs aux sommets atteints lors du premier choc pétrolier. Il est vrai qu’en dollars constants, corrigés de l’inflation, le prix du baril était à l’époque de 109 $.Ne pensez vous pas que l’optimisme des investisseurs, pourrait aussi s’expliquer au-delà des fondamentaux par ;- la tendance à une forte détaxe des revenus mobiliers en Europe (Pologne; flat tax de 15%, France; P.F.L de 18% sur les dividendes…)- l’avènement de ce nouveau capitalisme d’Etat (fonds souverains, pétrodollars) offrant comme perspective de belles primes pour les actionnaires, les gérants d’OPCVM fonds value et les investisseurs avertis.

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