Symbiotes

J’ai trouvé sur le site d’une école du Texas, la définition des trois formes de symbiose entre êtres vivants. Rappelons que la symbiose désigne une association entre deux individus différents à la recherche de bénéfices réciproques. Ce sont les symbiotes !

Le commensalisme établit un rapport où les symbiotes parviennent à se nourrir à l’abri des autres espèces. C’est une association protectrice pour chacun, mais où l’action de chaque individu ne présente ni avantage ni inconvénient pour l’autre. Disons que leur relation est indifférente.

Ce n’est pas le cas du mutualisme dans lequel chaque individu tire un bénéfice personnel de l’association. Nous sommes dans une relation «gagnant gagnant», pour employer le langage en vogue dans les milieux politiquement corrects, qui n’est autre que l’expression moderne de la solidarité.

Le parasitisme établit entre deux espèces un rapport dans lequel un des individus se nourrit au détriment de l’autre. Dans cette association non équilibrée, le parasite et son hôte engagent une compétition. (Précisons que l’issue n’est cependant pas fatale car le parasite a soin de ménager son hôte. S’il le tuait, il serait à son tour condamné. Pas fou quand même ! )

Ce qui est étonnant dans cette présentation pédagogique, c’est l’idée de progressivité qui s’en dégage. Le parasitisme apparaît ainsi comme la forme la plus aboutie du partenariat. C’est sans doute pour cette raison que nos cousins d’Amérique ont dit un jour «Ca suffit, on coupe !» et ont peu à peu abandonné le système mutualiste considéré comme trop vieillot au profit de la très moderne société de capitaux…

Un commentaire sur “Symbiotes

  1. Certes, le mutualisme apparaît aujourd’hui comme un idéal que la pratique tente de connaître (en vain?) Mais la recherche du profit doit-elle pour autant exclure tout esprit de solidarité sous prétexte que le parasistisme est une solution bien plus efficace en terme de résultats? Je ne le pense pas. Car son efficacité reste unilatérale et les conflits d’intérêts qu’elle engendre donne toujours l’hôte perdant.C’est une question d’éthique à laquelle nous devons répondre: quels sacrifices pour quel profit?

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