Subprime

Les marchés financiers ont beaucoup de défauts. Par exemple, ils ont une fâcheuse tendance à exagérer, et les alertes qui surgissent au milieu de l’été paraissent vite cataclysmiques aux rescapés des grandes vacances. Nous l’avons vécu aujourd’hui…

Mais ces marchés ont aussi des vertus. Ils sont les premiers à détecter les excès et à nous renvoyer au visage nos abus, nos errements. Ainsi ces fameux «subprime» dont pas grand monde n’avait entendu parler à ce jour et qui sont pourtant la cause du grand émoi qui vient de saisir les places boursières.

Comment ? On aurait accordé à des clients peu solvables des crédits trop importants au regard de leurs revenus ? Comment, les prix de l’immobilier américain se seraient mis soudain à diminuer ? Et les taux d’intérêt à augmenter ? Et les clients seraient déconfits ? Leurs prêteurs aussi ?

Et voilà que de partout des voix s’élèvent pour dire que le métier de préteur requiert du professionnalisme. Que les banques ont des règles qu’il s’agit bien de respecter. Et voilà que ceux-là mêmes qui se réjouissaient il y a quelques mois de voir émerger face aux «banques frileuses» des «opérateurs audacieux», parés de toutes les qualités et interviewés à toute occasion, parlent aujourd’hui de «certains organismes de crédit peu scrupuleux» qui auraient financé pendant des années des «ménages qui n’avaient pas les moyens». Tout cela pourrait être rigolo, mais les bourses ne rient pas. Les épargnants non plus d’ailleurs…

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