Recherche et innovations

Comment justifier sur la durée nos écarts de salaire avec les pays du Sud sinon en vendant au monde plus de qualité? J’entends plus d’intelligence de la relation et du service, plus de savoir faire, plus de façon que de matière… et en donnant à tout cela une solide valeur aux yeux des marchés.Beaucoup voient notre salut dans les technologies à haute valeur ajoutée. Car nous ne sommes plus premiers (et ne le serons plus) par la capacité de travail ni par les connaissances et les savoirs, domaines dans lesquels la Chine et l’Inde sont plus que nanties.

Or voilà qu’en innovations, La France est en retard! C’est une affaire de sous, puisque nous ne consacrons à la «Recherche & Développement» que 2,2% de notre PIB (contre 2,5% en Allemagne, 2,7% aux USA, 3,1% au Japon). C’est aussi une question de méthode puisque ces financements, consacrés pour l’essentiel aux acteurs publics ou aux grands programmes, irriguent encore peu les PME, même si on attend des Pôles de compétitivité un équilibre plus favorable.

Cela ne suffira pas. C’est au pays et à ses citoyens, dans leur vie quotidienne, dans leur travail, de se mettre en attitude de recherche et d’innovation. Il faut apprivoiser les nouvelles technologies, apprendre à les utiliser, faire des essais, faire des erreurs, réessayer encore. Il faut cultiver en soi et autour de soi le goût de la nouveauté et du risque. En tombant sur un terrain ainsi préparé, la volonté publique aura toutes chances de donner du grain pour longtemps.

2 commentaires sur “Recherche et innovations

  1. Le niveau de vie de l’occident est basé sur l’achat d’heures de travail du sud de 10 à 20 fois moins couteuse que celles de notre pays. C’est la forme forme d’esclavage moderne. Pour eux il n’est pas question de nous acheter des heures de travail. Notre avance technologique se réduisant de plus en plus, nos marchés sont plus difficile à conserver (cf différentiel de taux de croissance). Pour rester compétitif il faudrait baisser les prix et donc les salaires Sommes nous prêts à le faire? Je crains que non. D’où la montée du protectionnisme (dans le programme de tous les candidats à la Présidence) d’où notre aversion pour les délocalisation d’ou la volonté des états développés de réduire l’efficacité l’OMC qui devient favorable aux pays du Sud. Il s’agit là de la problématique à résoudre dans les années futures me semble t’il?

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  2. Pour revitaliser l’économie, dans une société qui tend à garantir un grand nombre de droits, il faut certainement redonner aux individus le goût du risque: une société qui se focaliserait uniquement sur la sécurité de son devenir plutôt que sur le risque bloquerait son développement futur. Mais notre système d’imposition, les charges auxquels sont soumis les les individus prêts à courir des risques, la protection générale qu’offre notre pays (indispensable et à maintenir mais tellement coûteuse), le pessimisme latent qui nous entoure, encouragent-ils vraiment la prise de risque ?Quelles sont les solutions réellement efficaces ?

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