La richesse des NATIONS

Les Echos datés d’aujourd’hui, comme Le Monde daté de demain (il faut bien anticiper !) reviennent sur un sujet du moment : les profits records des banques françaises en 2006 (+27%) dopés par leur spectaculaire développement international.

Evidemment, selon une tradition bien ancrée dans notre pays, les critiques s’abattent sur les banquiers, et des voix s’élèvent pour réclamer le plafonnement de leurs tarifs. Tout en partageant la préoccupation d’adapter les prix des services aux situations des clients, je constate que cette critique est exprimée de façon peu rationnelle :

  • Qui a intérêt à comprimer la croissance de la banque de détail en France qui est d’à peine 4% malgré les records en volumes de crédit, en raison de la très forte baisse des marges (dont les clients bénéficient) ?
  • Qui a intérêt à déprécier l’utilité des banques dans l’économie et serait disposé à prêter à leur place 100.000 euros sur 25 ans à son voisin ?
  • Qui a intérêt à s’acharner sur les entreprises françaises qui marchent bien et qui savent mieux que les autres exporter leur savoir-faire ?
  • Qui a intérêt à fragiliser les 400.000 emplois de la banque en France et les presque 3% du PIB qu’elle rapporte au pays ?

Ces thèses anti-banques laissent stupéfaits nos voisins européens qui certes mesurent la générosité et la volonté de justice qui anime notre peuple, mais ne peuvent comprendre que ce même peuple soit fâché depuis si longtemps avec l’économie. Une matière qu’on n’enseigne pas dans nos écoles, et très peu dans nos lycées.

Ainsi, le diplômé le plus cultivé du monde sera repris en public pour une faute de calcul, pour une faute de français, pour une faute de géographie, mais pas pour une faute d’économie. Il peut donc continuer à affirmer sans danger pour sa réputation que tout irait bien mieux dans le pays avec davantage de pouvoir d’achat et moins d’entreprises profitables…

2 commentaires sur “La richesse des NATIONS

  1. Alors qu’il existe des règles – de calcul, – de syntaxe, – de physique, de localisation,…hors toute idéologieil n’existe pas de science économique sans un support idéologique dans lequel elle trouve toutes les justifications dont elle a constamment besoin.Il n’est qu’à constater toutes les incantations et anathèmes qui émaillent tout « discours économique »….et puis arrêtons de taper sur ces français qui râlent car combien de peuples se sont inspirés de notre Révolution ? mais cela est de l’histoire et non pas de l’économie…Ce n’est pas en faisant de « l’économisme » qu’on entrediendra durablement ne serait-ce que l’idée d’une Relation.

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  2. Merci de votre remarque. Mais il me semble qu’affirmer que le prix de la banque est d’autant moins élevé pour l’emprunteur que les marges sont faibles ne relève pas de l’idéologie…

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