Retour du MALI

La toute jeune association internationale des « Régions francophones » tenait il y a quelques jours son congrès à Bamako. J’étais invité à y contribuer sur le thème du « financement de l’agriculture ».
 
Dans la salle, des représentants de France bien sûr, mais aussi du Maroc, de Tunisie, du Liban, de la plupart des pays d’Afrique noire, de Québec évidemment, mais aussi du Laos, de Belgique, ou d’Aoste en Italie…
 
La francophonie peut-elle être autre chose que le dernier sursaut d’une langue mourante, le dernier spasme d’une vieille puissance coloniale en déclin ? Et si la francophonie pouvait être un ciment ? Construire autour de la réalité des régions, c’est s’obliger à parler concret, à parler local. Et en parlant concret en français, en utilisant une langue partagée, on s’assure d’une bonne compréhension entre participants (sans traducteur), et surtout, on s’appuie solidement sur une culture et une sensibilité communes.
La francophonie prétexte à des échanges nord-sud, et sud-sud, support d’actions de coopération décentralisée… La francophonie, véhicule mondial d’une autre idée du développement, contre-poids à la suprématie du géant anglophone, outil d’expression du local dans un monde global… Bref, la francophonie utile, légitime ? Il m’a semblé, à Bamako, que c’était possible !

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